L’Expression de la Féerie…

Mon avis est que nous manquons cruellement de féerie dans la vie de tous les jours. Comment vivre sans subtilité, sans rêves, sans espoirs ? Comment oublier la magie de l’existence, la beauté de la vie, sans perdre le sens à la vivre ? C’est pourquoi je tente de replacer la féerie dans notre conscience, dans l’espérance de participer à des lendemains plus doux à retrouver.

Le nu en milieu naturel me semble d’autant plus judicieux qu’il a, selon moi, un besoin immense de « subtilisation ». Je suis profondément révolté devant ce qui est, pour moi, la déchéance du nu, miroir de tout ce que la société a de plus superficiel. Qu’est-ce qui est plus naturel, plus spontané, plus innocent que le nu ? Nous utilisons les merveilleux moyens de partage à notre disposition pour rendre le nu vulgaire et choquant… Rien ne s’approche pourtant davantage de la nature et de la féerie que le nu spontané et porté par le cœur, dans cette reconnexion à notre enfant intérieur.

Le nu ne devrait pas être choquant. Nous ne devrions pas apprendre à nos enfants à être choqués par le nu, comme s’il s’agissait de la plus honteuse des expressions de soi. Mais pourquoi avoir honte de ce que nous sommes, et pourquoi ne pas être choqué, justement, de ne plus pouvoir être soi, de ne plus pouvoir se montrer tel que l’on est ? En réalité, c’est la vulgarité qui est choquante… Pas le nu ! Nous n’avons pas à mélanger ces choses.

Si je mets principalement en scène des personnes plutôt jeunes, et plutôt du sexe féminin, cela ne part pas de l’idée que seules les jeunes femmes sont belles. La beauté est partout pourvu que cela parte de la beauté du cœur. Mais, dans l’orientation de ce travail, dans l’expression de la féerie, je me rapproche simplement plutôt des esprits de l’eau, comme les nymphes et les naïades. Plus tard, dans le développement du projet, d’autres voies pourront bien sûr être abordées.