Projets et Partages

Travailler le nu féminin de manière subtile, sans sexualisation ni artificialisation, est un domaine que je trouve merveilleux. Plusieurs éléments me portent beaucoup. En premier lieu, je dirais que c’est incarner le monde de la féerie dans des photographies réelles. Cela inclut l’expression de qualités qui me sont chères et que je trouve trop peu présentes dans la société humaine telle que nous la connaissons maintenant : l’innocence, la simplicité, la spontanéité, le naturel. Dans mon esprit, cela inclut également les qualités que je pense appartenir à la féerie : l’empathie, la générosité, la compasion, le don de soi, l’amour pur et désintéressé.

Plus prosaïquement, ce travail peut faire partie des mouvements qui militent pour une plus juste acceptation du corps humain en général et du corps féminin en particulier. Le corps féminin est beaucoup plus censuré, condamné pour son apparence, déprécié même pour sa faiblesse alors qu’il est pourtant plus endurant avec une meilleure longévité. Une logique incompréhensible sexualise d’ailleurs le corps féminin, alors que c’est le nu masculin qui affiche ouvertement des attributs sexuels !

Plus que celui de l’homme, le corps de la femme a pour moi quelque chose de sacré, davantage connecté au coeur, à la nature. Il est plus beau, axé sur les courbes, comme les mouvements de l’eau, un peu comme l’est le corps du cheval que nous trouvons également très beau en général. D’un point de vue biologique, le corps féminin est le corps de l’équilibre, celui qui se crée naturellement sans l’intervention d’une hormone spécifique (qui va, lors de la conception d’un nouveau-né, changer légèrement son anatomie pour en faire un homme). Par ailleurs, seules les femmes on un code génétique normal : 23 chromosomes en double (dont celui qu’on appelle XX), quand les hommes n’ont que 22 chromosomes en double et un chromosome étrangement déséquilibé dit “sexuel” (XY).

Evidemment, les deux sexes participent également à la richesse et à la beauté des interactions humaines, sans que l’un des deux soit « meilleur ». Le meilleur est tout simplement ce qui nait de la complémentarité, de l’échange entre les deux. C’est une inestimable richesse. Mais en ce qui concerne la grâce, l’esthétique, le naturel, l’harmonie du corps, je trouve les femmes supérieures, donc parfaites pour les projets de photographies artistiques surtout lorsqu’il s’agit de nus